Les règles de style qu’on impose aux femmes rondes
(Et pourquoi il est VRAIMENT temps de reprendre la main)
Je vais être très honnête avec vous mes Rachouettes, si aujourd'hui tant de femmes doutent de leur allure, ce n'est pas un hasard. Ce n'est pas un manque de goût ni un manque de personnalité.
C'est le résultat d'années de messages répétés, parfois violents, parfois sournois, qui finissent par s'installer profondément.
Je sais ce que ça fait, cce que ça laisse comme traces.
Ce que le regard extérieur fait à l'intérieur
Quand on est une femme ronde, le monde ne nous regarde pas toujours avec douceur. Il y a les regards insistants, les remarques déguisées en humour, les conseils non demandés, les silences aussi.
Il y a ces magazines où l'on ne se reconnaît pas, ces écrans où nos corps sont absents ou caricaturés, ces normes qui nous expliquent, encore et encore, comment on devrait être. À force, quelque chose se brise et tout ça finit par toucher l'estime, la valeur, la confiance, l'image que l'on a de soi.
Les règles qu'on nous a collées sur la peau
Alors on nous a donné des règles, comme des boucliers, ce fondre dans le décor, éviter les formes visibles, rester dans des couleurs supposées rassurantes, choisir des vêtements " qui passent ". Ces règles n'ont jamais été là pour nous sublimer, elles ont été pensées pour nous rendre plus discrètes, plus acceptables, plus faciles à regarder pour les autres. Le problème, ce n'est pas le noir, ni la coupe, ni la matière. Le problème, c'est le message qu'on finit par intégrer : ne prends pas trop de place.
Ce que ces règles font à la confiance
À force de suivre ces injonctions, quelque chose s'éteint doucement, on commence à douter de son instinct, on hésite devant le miroir, on cherche l'approbation avant même de ressentir une envie, on ne s'habille plus pour soi, on s'habille pour éviter. Éviter le regard, éviter le commentaire, éviter le malaise et c'est là que la confiance diminue. Pas parce qu'elle n'existe pas, parce qu'elle n'a plus d'espace pour respirer.
Reprendre le contrôle, le vrai
Reprendre le contrôle, pour moi, commence par un basculement intérieur. Et BIM !
Arrêter de demander au monde comment je devrais être habillée. Revenir à une question simple et puissante :" comment est-ce que je me sens ? "
Quand je choisis un vêtement qui me plaît vraiment, quelque chose se réinstalle.
Une présence, une solidité, une posture plus affirmée. Ce n'est pas une révolution brutale. C'est une reconquête douce, un pas après l'autre. Chaque choix devient une manière de me ré-approprier mon image, de décider pour moi, de reprendre ma place.
Le style comme acte de puissance tranquille
Pour moi, le style est profondément lié à la manière dont je me tiens dans le monde. Un vêtement bien choisi change la posture, ouvre les épaules, libère le regard, redonne de l'élan. On ne cherche plus à se faire petite, on s'autorise à être visible, présente, assumée.
Et cette sensation-là, aucune règle extérieure ne peut la remplacer. C'est l'effet " Oh waw "
À mes Rachouettes qui lisent ces lignes
Si votre confiance a été abîmée par des regards, des mots, des absences, sachez une chose essentielle : elle n'a pas disparu, elle est là, parfois silencieuse, parfois enfouie mais intacte.
S'habiller peut devenir un espace de reconstruction, un endroit où l'on reprend la main, où l'on choisit ce qui nous ressemble, ce qui nous porte, ce qui nous élève.
Et c'est exactement pour ça que je crois en une mode pensée autrement, une mode qui accompagne, qui soutient, qui redonne l'envie au goût de s'habiller pour se sublimer.
"Parce que le style n'a pas de taille, il a une attitude."
Rachael Miles






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